" > SERGE SEKO: «JE VEUX GAGNER LA LIGUE DES CHAMPIONS AVEC COTON SPORT DE GAROUA» – CFOOT MAG
Connect with us

INTERVIEWS

SERGE SEKO: «JE VEUX GAGNER LA LIGUE DES CHAMPIONS AVEC COTON SPORT DE GAROUA»

SERGE SEKO: «JE VEUX GAGNER LA LIGUE DES CHAMPIONS AVEC COTON SPORT DE GAROUA»

Sharinc is caring

«Vous avez signé votre premier contrat avec l’union Sportive de Douala en 2013, et après l’USD vous êtes allé en Angola où vous êtes tour à tour passé par l’AS Aviacão et le Progresso do Sambizanga; puis en 2018 vous décidez de revenir au Cameroun et précisément à l’union une fois de plus: Comment êtes-vous parvenu à signer à l’union en 2013?

J’arrive à l’union en provenance de la Panthère de Bangangté où je venais d’achever mon unique année de contrat. J’arrive donc à Douala où je vis avec mon ami Olufade Kabir qui lui évoluait déjà avec l’union;  c’est ainsi que pour maintenir la forme je viens donc m’entraîner avec l’équipe d’union. Ce jour tout le staff technique et administratif étaient présents; j’ai donc fait des merveilles lors de la séance d’entrainement et à la fin tout le staff était bluffé et ils sont venus me voir pour me proposer de m’engager avec eux pour deux ans, chose que j’ai bien évidemment acceptée. A la fin des deux années j’ai d’ailleurs prolongé pour une année supplémentaire.

Vous faites donc trois ans avec l’union, et à la fin de la troisième année vous décidez de partir!  Quelles sont les raisons qui expliquent ce départ? 

Déjà il s’était tissé entre le président Happi et moi une relation de père et fils. C’est ainsi qu’au milieu de ma dernière année de contrat, je reçois une offre d’un club angolais (As Aviacão) qui était avant dernier du championnat et très menacé par la relégation. Ma mission était d’aller aider le club à se maintenir. Je saisi donc mon père (Happi), je lui ai posé le problème, et il n’a pas hésité à me libérer malgré le fait que mon contrat n’était pas terminé. Heureusement mes coéquipiers à Aviacão et moi réussissons à éviter la relégation au club.

Après le maintien d’Aviacão vous êtes repérés par le très célèbre Progresso do Sambizanga en janvier 2017 pour un an;  à la fin de ce contrat, vous décidez de revenir au Cameroun, et toujours à l’union de Douala : racontez nous un peu les dessous de ce come back. 

En fait quand je termine mon année de contrat avec le Progresso, le président veut que je continue;  sauf que côté financier ça devenait un peu compliqué notamment avec la baisse du dollar qui limitait de plus en plus nos salaires. C’est donc ainsi que je refuse la prolongation et je décide de revenir au Cameroun où beaucoup de clubs couraient déjà après moi. Une fois au Cameroun, je décide d’abord de voir mon père (Happi) qui a été compréhensif envers moi quand je partait pour l’Angola. C’était ma façon à moi de le remercier. Lui et moi nous sommes donc accordés pour poursuivre l’aventure.

Vous vous engagez donc de nouveau avec l’union Sportive de Douala en 2018, sauf que vous êtes plus à l’infirmerie que sur le terrain: quelle lecture vous faites de cette saison passée avec l’USD? 

Le problème c’est que les gens se sont empressés de dire que j’étais blessé en deuxième moitié de saison, or c’était très faux. En effet, quand j’arrive à l’union, je signe un contrat de trois mois (qui correspondaient à la durée de la phase aller), car j’avais d’autres propositions en attente hors du Cameroun. À la fin de ces trois mois, je demande aux dirigeants de renouveler le contrat s’ils veulent que nous continuions. On a pas pu s’accorder sur les modalités du renouvellement, c’est pourquoi j’ai donc décidé d’arrêter et les gens ont pensé que j’étais blessé.

Est-ce que les modalités dont vous parlez sont liées au salaire par exemple? 

Non… Pas du tout ! C’est un malentendu entre mon père (Franck Happi, Président de l’Union de Douala, NDLR) et moi, et je préfère garder cela pour lui et moi.

Vous venez de vous engager avec le champion en titre, le Coton sport de Garoua, qu’est-ce qui vous a motivé à accepter ce nouveau challenge? 

J’avais déjà joué contre Coton et ils savaient que je pouvais leur apporter quelque chose. C’est ainsi que le Directeur technique du club m’appelle durant le mercato alors que j’étais aussi en pleine discussion avec un club au Rwanda;  donc j’ai demandé au D.T d’attendre que je finisse les discussions avec le club Rwandais. Le salaire que l’on m’a proposé au Rwanda n’était pas satisfaisant, j’ai donc décliné cette offre. Et vous savez Coton c’est une grande équipe du mois la mieux structurée au Cameroun, ils jouent la Champions League, donc voila, j’ai accepté de m’engager une saison avec Coton Sport.

Qu’est-ce-que vous pourrez apporter de plus à cette équipe de Coton Sport? 

J’ai déjà beaucoup joué au Cameroun et ailleurs en Afrique, donc je vais apporter mon expérience aux plus jeunes, mais aussi tout faire pour délivrer des passes décisives aux attaquants car c’est aussi mon rôle entant que milieux de terrain. Autre chose et c’est peut-être la plus importante, “j’aimerais si Dieu le veut, aider mon équipe à enfin remporter la Ligue des Champions Africaine.”

Vous avez 26 ans, quels sont vos rapports avec la sélection nationale Togolaise? 

J’ai actuellement six sélections, mais depuis quelques temps je ne suis plus convoqué par le sélectionneur. La faute sans doute à mon manque de compétition dans les jambes, mais je pense que ça ne va pas tarder à arriver car je ferai tout pour être au top avec le Coton.

La prochaine CAN se disputera au Cameroun en juin 2019, est-ce que ce n’est pas un objectif pour vous surtout lorsqu’on connait votre relation avec ce pays (le Cameroun)? 

Tout à fait vous savez le Cameroun c’est comme mon deuxième pays;  alors ce serait une double fierté pour moi de disputer la CAN ici. De toute façon, je crois que les coéquipiers feront tout pour que le pays se qualifie et moi je me battrai pour être au top et faire partie de ce groupe.»

Interview réalisée par A.D.Ikoul…

Le premier magazine 100% football au Cameroun

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A VOIR AUSSI DANS INTERVIEWS