" > ROAD TO CHAN 2020 : LES QUATRE RAISONS POUR LESQUELLES LE CAMEROUN N’EST PAS FAVORI DU CHAN QU’IL ABRITE – CFOOT MAG
Connect with us

CAN FEMININE 2018

ROAD TO CHAN 2020 : LES QUATRE RAISONS POUR LESQUELLES LE CAMEROUN N’EST PAS FAVORI DU CHAN QU’IL ABRITE

ROAD TO CHAN 2020 : LES QUATRE RAISONS POUR LESQUELLES LE CAMEROUN N’EST PAS FAVORI DU CHAN QU’IL ABRITE

Sharinc is caring

Pour sa 4e participation au championnat d’Afrique des Nations de football, la sélection nationale du Cameroun a le privilège d’être pays hôte, mais ne partira pas favori de la compétition : Explication

Le nom “Cameroun” suggère bien de tristes souvenirs à de nombreuses sélections nationales africaines de Football, ceci à cause des exploits des générations antérieures des lions Indomptables. Qu’il s’agisse des années 80, 90, ou encore 2000, le constat est clair, le Cameroun a marqué les compétitions continentales et est de ce fait un “favori historique systématique” des compétitions Africaines. Sauf qu’avec le CHAN, les choses sont bien differentes.

Le CHAN n’est pas la CAN

Si le Cameroun est très redoutable en Coupe d’Afrique des Nations ce n’est pas du tout le cas pour le Championnat d’Afrique des Nations. Rendu à leur 4e participation dans la compétition depuis sa création en 2009, les lions A’ n’ont jamais reussi à franchir le Cap des quarts de finale qu’ils n’ont d’ailleurs disputé que deux fois. Tout le contraire de certaines nations qui elles, sont habituées du dernier carré. Difficile donc de prétendre à un statut de favori dans une compétition dans laquelle l’on dispose d’un passé si peu élogieux.

Le Championnat national et la fuite des talents

Le passage au professionnalisme en 2010 au Cameroun n’a fait que l’effet Boomerang. Annoncé en grande pompe comme devant améliorer le Football et la conditions du footballeur, le professionnalisme n’a que consolider nos mauvaises habitudes. Ainsi, le Cameroun se voit jour après jour dépouiller de ce qu’il lui reste comme valeurs sûres dans le championnat national. L’exemple le plus parlant est celui de Thierry Tchuenté. Pourtant bien parti pour être dans la liste finale pour le CHAN, il s’est exilé pour la Tunisie quelques jours avant le 4e stage préparatoire des Lions A’, toute chose qui le disqualifie d’office pour la compétition et fragilise la sélection.

Comme lui, beaucoup d’autres prennent le chemin de l’exil, fragilisant ainsi la sélection A’. La faute certainement à la “destination Elite One” qui ne séduit aucun talentueux footballeur camerounais, mais représente plutôt un tremplain, car le bonheur pour ces jeunes en quête de satisfaire les conditions matérielles de leur existence, c’est bien ailleurs. Consequence, le sélectionnneur doit composer avec ceux qui sont disponibles, car ses choix numero un étant plus sujets à l’exode. Difficile de prétendre à un statut de favori avec un championnat représentant un vrai enfer pour les joueurs.

Les autres travaillent et font du chan une priorité

Pendant que le Cameroun semble s’en dormir, les autres nations engagées au CHAN travaillent, et pour certaines, ont fait du CHAN leur priorité, car il leur est plus facile de le remporter que de remporter autre chose dans le continent. Ainsi les pays comme la RDC (2 fois champion) et le Zimbabwe (5e participation) entre autres, font du CHAN leur coupe du monde. On peut y ajouter les pays du Maghreb qui eux aussi ont des championnats bien structurés, avec de la matière pour bien figurer dans la compétition. Tout le contraire du Cameroun qui mise plus sur la CAN que sur le CHAN, car ses meilleurs élements évoluant hors du pays.

La prééminence de l’extra sportif sur le sportif

Parler du CHAN au Cameroun et aux camerounais (même chez les hommes de médias pour la plupart), c’est soulever une batterie d’affaires extra-sportives. Au Cameroun, on parle beaucoup plus des infrastructures, de la FECAFOOT, de la CAF et d’Ahmad Ahmad que de terrains avec ce qui va avec (Technique, Tactique… etc). À première vue on pourrait penser que le Cameroun jouera le “CHAN des Infrastructures”, or que non. Même si la tendance a évolué depuis quelques mois déjà, il n’en demeure pas moins que l’on a plus accordé de l’importance à l’accessoire (extra-sportif) qu’à l’essentiel (sportif). Et ce n’est pas l’arrivée des Superviseurs à la tête de l’encadrement technique qui va améliorer la situation, car ces entraineurs superviseurs semblent aux yeux de nombreux observateurs, être un problème plus qu’une solution. Vivement que l’on se trompe sur cette opinion là.

Dans un contexte marqué par ces quatre élements évoqués ci-dessus, il serait grossier de prétendre à un statut de favori. Le Cameroun, dans son CHAN devrait plus être un Outsider qu’autre chose. La CAN 2017 au Gabon nous parle, et l’on se souvient surtout du fait qu’impossible soit tout, sauf camerounais.

Retrouvez désormais (tous les lundis) sur votre site la rubrique «Road To CHAN»

Le premier magazine 100% football au Cameroun

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A VOIR AUSSI DANS CAN FEMININE 2018