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CORONAVIRUS : POURQUOI LA PANDÉMIE FAIT PLUS DE BIEN QUE DE MAL AUX CLUBS CAMEROUNAIS ?

CORONAVIRUS : POURQUOI LA PANDÉMIE FAIT PLUS DE BIEN QUE DE MAL AUX CLUBS CAMEROUNAIS ?

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Les championnats d’élites sont à l’arrêt depuis quelques semaines déjà au cameroun pour cause de Covid-19 : «c’est  l’occasion pour les clubs et la fédération de souffler d’un point de vue économique» explique Franck Ghislain Onguéné, expert en Marketing du sport.

Si l’économie du football a pris un sérieux coup en Europe et dans bien d’autres continents et pays à travers le monde, cela semble ne pas forcément être le cas pour le Cameroun. Depuis quelques semaines en Europe par exemple, l’on assiste à des situations plutôt inédites comme celles des joueurs qui renoncent à une partie de leur salaire pour venir en aide aux clubs; preuve que le Coronavirus impacte sérieusement les finances des clubs. Toute chose qui est loin d’être le cas pour le cameroun, mais bien au contraire offre une opportunité de souffler aux dirigeants fédéraux et de clubs souligne Franck Ghislain Onguéné. 

«L’écosystème du football camerounais ne permet pas encore de percevoir un impact économique sur l’arrêt où même l’annulation totale de nos championnats. Mais de manière globale il faut dire que la situation actuelle n’est pas néfaste ni pour la FECAFOOT ni pour les clubs qui de toute façon ne tire rien de ce championnat, mais bien au contraire, investissent au quotidien des sommes énormes pour les championnats d’élites» affirme Franck Ghislain Onguéné.

L’expert en Marketing du sport  explique cela en ces termes : «les clubs en général sont financés par les droits télé, la billetterie et le Merchandising, or rien de cela n’est effectif au Cameroun. Les sponsors de la fédération sont adossés sur la marque lions indomptables et ne font donc rien pour le championnat.  Les présidents de clubs sont donc contraints de mettre la main dans leurs poches pour faire vivre des clubs (primes et salaires, ndlr) qui fonctionnent en moyenne  avec 75 à 100 millions. Or  avec cet arrêt, on sait bien qu’il n’y aura ni salaires ni primes et donc les dirigeants peuvent souffler tout comme la fédération.  Même si malheureusement les joueurs seront davantage malheureux.»

En outre, notre expert estime que dans la configuration actuelle les clubs camerounais sont plus voués à la perte qu’à un quelconque gain, car explique-t-il : « les money-prices (gain financier, ndlr) de la FECAFOOT pour le vainqueur du championnat ne représentent même pas 20% de l’investissement global sur une saison» conclut-il .

En somme, s’il est claire que l’économie du football d’élite voue les clubs à la perte, cela contraste quand-même avec l’engouement remarquable des présidents de clubs à participer aux-dits championnats. Toute Chose qui pourrait interroger sur le mobiles réels de cet engouement quand on sait que seuls deux ou trois clubs sont admis en compétitions continentales réputées bien plus juteuses.

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