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CAN 2021: ÉTAT DES LIEUX AU CAMEROUN À UN MOIS DU TIRAGE AU SORT

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Le 25 juin prochain, le cameroun, pays hôte de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de Football va abriter le tirage au sort de la compétition : CFOOT dresse un état des lieux non exhaustif au cameroun pays hôte, sur les plans infrastructurel, organisationnel et sportif.

Le satisfecit infrastructurel !

C’est à coup-sûr l’aspect qui offre le plus de certitudes, à 7 mois de la compétition. Pour cette CAN (à 24 équipes) qui nécessitera 6 stades pour les six poules, on peut affirmer sans risque de se tromper que le Cameroun est prêt. Si quelques doutes subsistent toujours sur la disponibilité du très controversé Stade d’Olembe, à côté, 6 autres stades sont fin prêts. Du stade Omnisports Hamadou Ahidjo jusqu’au Roumdé Adjia de Garoua passant par Nguemé Staduim de Limbé, Kouekong à Bafoussam ou encore Bepanda et l’ultra-moderne Japoma à Douala, la CAN côté stades est un acquis, avec en prime plusieurs stades d’entraînements pour les équipes, presqu’autant de stades que d’équipes: une première dans l’histoire du football Africain.

À côté des aires de jeu, il y’a aussi des institutions hôtelières et hospitalières. À cet effet, le Cameroun a fait de son mieux pour offrir à ses “invités”, le meilleur de lui-même en matière d’hébergement. Ainsi, en plus des nombreux hôtels déjà existants, plusieurs autres chantiers sont encours de finition dans les différentes régions afin que le cahier de charges soit respecté. La visite de la Caf actuellement encours au cameroun, confirme ce satisfecit, comme l’ont témoigné plusieurs membres de la délégation de la CAF. Les voies d’accès dans les différents stades sont tout aussi disponibles pour la plupart, ou encours de finition comme à Douala Bepanda.

Le doute organisationnel et managérial !

Partant de la répétition générale qui a eu lieu lors du CHAN, il y’a bien des motifs pour être inquiets sur l’aspect organisationnel. Si certaines commissions telles que la Sécurité, la télécommunications et le transport ont connu un franc succès, il n’en est pas de même pour d’autres telles que la Communication, le Volontariat, l’accueil, la billetterie et le Marketing. On se souvient encore de l’absence de branding avant et pendant la compétition, des difficultés d’obtention des accréditations dans les différents sites, de la non ou mal préparation des volontaires et le mauvais traitement à eux infligé, du scandale des volontaires fictifs à Douala, du mépris manifesté vis-à-vis des journalistes par les responsables de la commission communication, et surtout du scandale de la billetterie à Japoma lors du match des lions face à la RD Congo. La liste des flops est longue et non exhaustive, car on pourrait y ajouter entre autres, le scandale des vrai-faux tests Covid sur la délégation Congolaise.

Le plus inquiétant ici réside dans l’incertitude sur la capacité des différents responsables à s’améliorer en rompant avec les mauvaises pratiques, surtout lorsqu’on sait que les mauvaises habitudes ont la peau dure, et spécifiquement au Cameroun. Tout ceci dans un contexte marqué par la reconduction des différents responsables de commissions du CHAN à la CAN, malgré les nombreuses frasques observées dans leurs différentes commissions.

Le flou sportif !

Ce sera sans aucun doute la grande attraction de cette CAN 2021. Les infrastructures ayant déjà fait leurs preuves pendant le CHAN, tous les yeux seront cette fois rivés sur la prestation des lions indomptables du cameroun, pays hôte de la compétition dont il est cinq fois vainqueur. Le cameroun a-t-il les moyens de conserver la CAN qu’il abrite ? Le scénario de 1972 va-t-il se reproduire ? Voilà les questions qui vont alimenter le quotidien de cette CAN 2021 dont l’état des lieux côte sportif au Cameroun est des plus opaque à 7 mois du coup d’envoi.

Depuis son arrivée à la tête de la sélection nationale du cameroun, Antonio Conceicao affiche un bilan très mitigé de 3 victoires, 4 nuls et une défaite en 8 rencontres disputées. Il a déjà convoqué environ une cinquantaine de joueurs, et en a utilisé un peu plus d’une trentaine. Son contrat arrive à expiration en Septembre prochain, et la question de sa reconduction revient avec insistance. Ses sélections de joueurs, très discutables et discutées, semblent n’obeïr très souvent à aucune logique Sportive. Son plan de jeu reste jusqu’ici peu perceptible et sa patte, toujours invisible. Sa non maîtrise des langues nationales camerounaises se reflète sur la difficulté à insuffler un sursaut d’orgueil aux joueurs très souvent en situation de difficulté sur le terrain. L’équipe du cameroun, sur le terrain semble être en mode automatique, où les joueurs font exactement ce qu’ils veulent, et se conduisent en sénateurs.

Sans vouloir jeter l’opprobre sur l’entraîneur en dédouanant ces joueurs au niveau technique globalement moyen, il frappe à l’œil que le jeu des lions à l’heure actuelle est tout sauf rassurant, et ceci à cause d’une conjugaison d’éléments endogènes (entraîneur et joueurs) et exogènes (Fédération – Minsep) à l’équipe.

En Conclusion !

Loin d’un improbable glissement, le Cameroun est plus que jamais engagé dans la voie du succès pour la CAN 2021. Avec des stades répondant aux normes internationales, des infrastructures hôtelières acceptables, un comité d’organisation résolument engagé à corriger les erreurs du CHAN, les voyants sont au vert pour la CAN de janvier prochain, du moins sur le plan infrastructurel, à coup-sûr. Les seules zones de fortes incertitudes sont les aspects organisationnels et surtout sportifs, ceci tenant au fait non seulement des balbutiements tecnico-tactiques d’un sélectionneur actuellement sur un siège éjectable, mais aussi au niveau très moyens des joueurs aux attitudes frisant parfois la désinvolture sur le terrain. Mais dans l’ambition d’«organiser la meilleure Coupe d’Afrique des Nations de tous les temps », comme le relevait Narcisse Mouelle Kombi le Président du comité d’organisation, il reste encore sept mois pour peaufiner les errements technico-tactiques, car il ne fait l’ombre d’aucun doute que la réussite de la CAN au Cameroun est étroitement liée et même dépendante de la prestation des lions indomptables sur le terrain.

A.D. Ikoul

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